Comment gérer un squat de logement ?

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Le squat d’un logement, qu’il s’agisse de sa résidence principale ou secondaire, est une situation extrêmement délicate à laquelle personne n’est véritablement préparé à faire face et qui peut causer de véritables dommages aussi bien au niveau matériel que psychologiques. En effet, le squat de logement peut être très difficile à démêler et connaitre ses droits et les démarches à mettre en place pour avoir une action efficace sera le seul moyen de pouvoir espérer obtenir gain de cause.

Se battre ou revendre son bien

Face au squat d’un logement, il faut dès le départ envisager deux solutions possibles : celle de se battre pour récupérer son bien en faisant appel à la justice ou celle de vendre son bien squatté. En effet, certaines entreprises comme squatsolutions.com proposent de racheter les biens squattés. Après estimation du prix du bien, une offre sera faite au propriétaire qui pourra décider ou non de vendre le bien en question. Ce dernier n’aura donc pas à s’occuper de déloger les squatteurs et de remettre le bien en état puisque c’est l’entreprise qui prendra en charge ces démarches une fois qu’elle aura acquis le bien pour ensuite le revendre (plus d’informations sur le sujet sur le blog Immoz). Si la solution peut sembler radicale, il faut garder à l’esprit que de nombreuses personnes auront bien du mal à vivre à nouveau dans un bien qui aura été occupé par des squatteurs. Cette intrusion dans leur intimité peut être violente pour certaines personnes qui préfèreront se séparer du bien plutôt que d’entreprendre de longues procédures judiciaires pour ensuite faire face à un lieu de vie qui aura été occupé parfois durant plusieurs mois par des étrangers. Ainsi, envisager de vendre le bien peut être une solution de repli qui conviendra à de nombreuses personnes et qui leur permettra d’aller de l’avant après cette expérience difficile (un article sur le sujet ici).

Comprendre les procédures à mettre en place

Si l’on souhaite se battre pour conserver son bien, il est bon de connaitre les démarches qui seront à effectuer et elles ne seront pas de tout repos. En effet, si le squat du logement date de moins de 48 heures il faudra contacter les forces de l’ordre afin que ces dernières puissent venir déloger les squatteurs. En revanche, si le squat du logement date de plus de 48 heures une procédure judiciaire devra être lancée. Cela étant, cela nécessite de connaitre l’identité d’au moins une personne qui occupe le logement. Il sera donc nécessaire de mandater un huissier qui sera en charge de recueillir des informations sur le ou les squatteurs, mais si cette procédure ne donne rien il sera nécessaire de faire appel à un avocat qui devra plaider une requête devant le tribunal judiciaire. Une fois l’identité des personnes obtenues, c’est entre les mains du tribunal que tout pourra se jouer et c’est une procédure qui peut prendre plusieurs mois avant que la situation ne s’améliore. Globalement, il est conseillé de solliciter les services d’un avocat dès le départ afin de disposer de conseils avisés et d’effectuer les démarches nécessaires le plus rapidement possible. À l’issue du jugement, les forces de l’ordre pourront alors déloger les squatteurs, mais la remise en état des lieux et le nettoyage qui seront bien souvent nécessaire seront à la charge du propriétaire qui aura récupéré son logement.

Le squat d’un logement est une situation très difficile à vivre c’est pourquoi connaitre ses différentes options avant de décider comment réagir sera le meilleur moyen de ne pas se lancer dans une procédure qui s’avèrerait finalement trop complexe.